L'équipage de l'ISS imprime des vaisseaux sanguins en 3D et fait croître du tissu cérébral dans l'espace
Les astronautes à bord de la Station spatiale internationale réalisent une série d'expériences biomédicales avancées en microgravité, notamment l'impression de vaisseaux sanguins à partir de cellules de patients et la culture d'organoïdes cérébraux, dans le cadre de recherches sur les maladies rares et la médecine spatiale de demain.
L'équipage de l'Expédition 75, à bord de la Station spatiale internationale (ISS), mène cette semaine une remarquable série d'expériences biomédicales, tirant parti de conditions de microgravité impossibles à reproduire sur Terre. L'astronaute de la NASA Jessica Watkins a installé du matériel dans le module de laboratoire Columbus afin d'imprimer en 3D des vaisseaux sanguins à partir de cellules de patients atteints de progéria, une maladie génétique rare provoquant un vieillissement accéléré ; les scientifiques espèrent que les observations réalisées dans l'espace permettront d'orienter vers de nouvelles thérapies contre cette maladie.
Par ailleurs, Luke Delaney teste un dispositif portable de prélèvement biologique conçu pour analyser directement en orbite les échantillons de santé de l'équipage, plutôt que de les renvoyer sur Terre, ce qui permettrait des diagnostics de santé bien plus rapides pour les astronautes en mission de longue durée.
Ces expériences viennent compléter un ensemble plus large de matériel scientifique livré par le vaisseau SpaceX Dragon, arrivé à la station au début du mois d'octobre. Cette cargaison comprenait de minuscules modèles tridimensionnels d'organoïdes cérébraux cultivés à partir de cellules humaines pour la recherche sur les maladies neurologiques, des modèles de tissu cardiaque en 3D destinés aux tests de médicaments, ainsi que des équipements pour la fabrication de rétines artificielles en microgravité.
Les chercheurs estiment que l'absence de gravité permet aux structures biologiques de se former de manières inaccessibles sur Terre, ce qui pourrait accélérer les découvertes sur les traitements contre la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, les maladies cardiaques et la cécité. Le vaisseau Dragon doit rapporter sur Terre ces échantillons biologiques, sensibles au facteur temps, à la mi-novembre 2026.
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