La légende du jazz sud-africain Mkhize mêle isicathamiya et musique classique au théâtre
Le célèbre pianiste et compositeur sud-africain Themba Mkhize met en scène Ingoma-busuku (Nightsong), une œuvre de théâtre musical fusionnant le chant choral traditionnel isicathamiya avec la musique classique occidentale, au South African State Theatre de Pretoria.
Publié dans le Sowetan, cet article dresse le portrait de la légende du jazz sud-africain, pianiste et compositeur Themba Mkhize, qui se tourne vers le théâtre avec une nouvelle production qu'il met lui-même en scène. Ingoma-busuku / Nightsong se joue au South African State Theatre de Pretoria jusqu'au 1er novembre 2026, mêlant l'isicathamiya — cette tradition chorale a cappella rendue célèbre dans le monde entier par Ladysmith Black Mambazo — à la musique classique occidentale, pour explorer les thèmes de l'ascendance, de l'identité et de l'appartenance.
Les recherches de master de Mkhize portaient sur la possibilité de transcrire et de noter l'isicathamiya, en se concentrant sur les Mtubatuba Brothers. Il qualifie la marginalisation de la musique traditionnelle sur les radios sud-africaines de « colonialisme culturel » et voit en partie dans cette production un moyen d'y remédier.
Réunir la distribution s'est avéré particulièrement difficile : trouver un pianiste classique capable à la fois de jouer, de jouer la comédie et de chanter, ainsi qu'un interprète maîtrisant aussi bien l'isicathamiya que le chant classique, s'est révélé extrêmement compliqué.
Mkhize insiste sur le fait que ce spectacle est particulièrement important pour les jeunes Sud-Africains, en leur offrant un moyen de se reconnecter à leur propre héritage par la musique et le récit. Il s'est également produit récemment au Joy of Jazz aux côtés de son fils Afrika.




