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Berlin · 29 octobre 2026 · taz.de

La CDU invite le SPD et les Verts à des discussions sur la situation à Berlin — Die Linke tenu à l'écart

Le président régional de la CDU de Berlin, Stefan Evers, a invité le SPD et les Verts à des discussions prévues le 29 octobre sur la situation politique actuelle, alors que les trois partis de gauche s'orientent vers une coalition rouge-vert-rouge ; Die Linke, grand vainqueur des élections, n'a pas été invité.

Le président régional de la CDU de Berlin, Stefan Evers, a invité les directions du SPD et des Verts à une réunion prévue le 29 octobre, le même jour que la séance constitutive de la nouvelle Chambre des députés (Abgeordnetenhaus). Un porte-parole de la CDU a indiqué que cette invitation faisait suite à « l'évolution préoccupante des sondages de coalition » et aux décisions à venir dans les prochaines semaines, précisant que l'invitation comme les éventuels échanges resteraient confidentiels.

Les deux partis ont accepté, tout en écartant d'emblée toute dimension de coalition. La cheffe régionale du SPD, Bettina König, a déclaré que les partis « gouvernent ensemble ce Land et ont beaucoup de points à clarifier », tandis que les Verts ont présenté la rencontre comme un dialogue visant à gérer la période de transition de façon constructive, et non comme des discussions exploratoires de coalition. Selon des sources citées par l'agence dpa, un budget supplémentaire devrait figurer parmi les sujets abordés, compte tenu des finances tendues de Berlin.

Die Linke, vainqueur des élections régionales berlinoises du 20 septembre avec 25,7 % des voix, a été expressément écarté de l'invitation d'Evers. La CDU est arrivée deuxième avec 18,8 %, devant l'AfD (16,3 %), les Verts (14,3 %) et le SPD (12,1 %). Les Verts et le SPD ont déjà voté en faveur de l'ouverture de négociations formelles de coalition pour un gouvernement rouge-vert-rouge ; Die Linke tranchera lors de son congrès le 31 octobre. Cette coalition disposerait de 91 sièges, soit 14 de plus que la majorité absolue. Une alternative CDU-Verts-SPD est arithmétiquement possible, mais ne dépasserait le seuil de majorité que de 2 sièges et rencontre une forte résistance interne tant au SPD qu'aux Verts. Evers a affirmé que « la main de la CDU reste tendue pour une alliance de responsabilité et de raison ».

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