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Berlin · 3 novembre 2026 · taz.de

Les négociations pour une coalition rouge-vert-rouge démarrent officiellement à Berlin

Écrit par l'IA d'après l'article de taz.de. Non vérifié par une personne.

Die Linke, les Verts et le SPD ont officiellement entamé lundi des négociations de coalition, avec pour objectif de former un nouveau gouvernement régional à Berlin avant Noël, malgré une opposition interne au sein du SPD et un déficit budgétaire prévu de 5 milliards d'euros.

Die Linke, les Verts et le SPD ont ouvert lundi, dans la salle 113 de la Chambre des députés de Berlin (Abgeordnetenhaus), les négociations officielles de coalition. La présidente du groupe Die Linke, Elif Eralp, s'est montrée visiblement enthousiaste, évoquant « une journée très joyeuse », tandis que la cheffe régionale des Verts, Nina Stahr, a promis un gouvernement « pour tous les habitants de cette ville, qu'ils aient voté pour nous ou non ». Le chef régional du SPD, Steffen Krach, s'est montré nettement plus prudent : dans un entretien publié lundi, il a averti que « les discussions pourraient bien sûr aussi échouer », tandis que sa co-présidente, Bettina König, s'est elle aussi refusée à préjuger de l'issue.

Les négociations ont débuté dans un climat de forte résistance interne au sein du SPD. Plusieurs anciennes figures de premier plan du parti, dont les ex-maires-gouverneurs de Berlin Michael Müller et Walter Momper, avaient déjà déconseillé une alliance de gauche. Le politicien le plus populaire d'Allemagne, le ministre de la Défense du SPD, est allé plus loin dimanche soir en s'opposant publiquement à cette alliance sur la chaîne ZDF et en soutenant un texte intitulé « Pas à n'importe quel prix », qui met en garde contre une coalition avec Die Linke et contre une maire-gouverneure Eralp. Lundi en milieu de journée, le député au Bundestag et ancien ministre Karl Lauterbach, ainsi que près de 1 200 autres membres du SPD, avaient également signé ce texte. L'ancienne maire-gouverneure Franziska Giffey — toujours sénatrice à l'Économie à ce jour — figure parmi les signataires et soutient prudemment, à la place, une « coalition Kenya » menée par la CDU.

Les questions budgétaires ont dominé la séance d'ouverture : le sénateur aux Finances par intérim et chef régional de la CDU, Stefan Evers, prévoit un trou budgétaire pouvant atteindre 5 milliards d'euros. Les trois partis prévoient de créer 14 groupes de travail spécialisés, qui doivent se réunir à partir de lundi prochain. L'objectif est de conclure les négociations avant Noël — soit dans environ sept semaines —, mais les votes ultérieurs des adhérents ainsi qu'un référendum interne des délégués Verts laissent penser que l'actuel sénat noir-rouge restera probablement en fonction bien après le début de 2027.

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