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Économie · 29 octobre 2026 · cbtnews.com

Honda avertit qu'un doublement des droits de douane sur les véhicules canadiens à 50 % serait « catastrophique »

Jennifer Thomas, haute responsable des affaires gouvernementales de Honda aux États-Unis, a déclaré lors d'une conférence sectorielle à Detroit qu'une hausse prévue en janvier 2027 des droits de douane sur les véhicules et pièces automobiles canadiens dévasterait les chaînes d'approvisionnement automobiles nord-américaines.

Jennifer Thomas, vice-présidente senior des affaires d'entreprise chez American Honda Motor Co., a lancé un avertissement sévère lors d'une conférence sur l'industrie automobile organisée par Reuters à Detroit le 29 octobre 2026.

Elle a déclaré qu'un doublement prévu des droits de douane américains sur les véhicules et pièces automobiles fabriqués au Canada — de 25 % à 50 %, une mesure menacée par l'administration Trump pour entrer en vigueur le 1er janvier 2027 si un nouvel accord commercial n'est pas conclu — serait « catastrophique pour l'ensemble de l'industrie ».

Honda exploite d'importantes usines de fabrication au Canada qui approvisionnent le marché américain, et Mme Thomas a indiqué que cette hausse tarifaire perturberait gravement les chaînes d'approvisionnement intégrées qui traversent la frontière américano-canadienne plusieurs fois au cours de la production d'un seul véhicule, augmentant fortement les coûts pour les fabricants et les consommateurs.

Elle a précisé que Honda préférerait un accord trilatéral incluant aussi le Mexique, recréant un cadre similaire à l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Cet avertissement est intervenu alors que les négociateurs commerciaux américains et canadiens étaient décrits comme encore très éloignés d'un nouvel accord bilatéral.

Le secteur automobile est l'un des plus exposés à l'escalade tarifaire entre les États-Unis et leurs voisins, car les pièces et composants traversent la frontière à de multiples reprises pendant la fabrication.

L'intervention publique de Honda a accentué la pression sur les deux gouvernements pour qu'ils parviennent à un accord avant l'échéance de fin d'année, faisant écho aux préoccupations plus larges du secteur quant à la fragilité des réseaux de production intégrés en Amérique du Nord.

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